juin 20, 2009...9:28

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Orange éteint, saumon: étendard d‘une attitude gauche-caviar, entre imprimés à la Bonne Maman et keffieh engagés cousus à même l’habit. Les touches d’orientalisme ne sauraient accentuer plus la british-itude qui s’échappe de ces tenues: mention aux décorations. Beware, la bourgeoisie part aux croisades. Dans quel camp, déjà ?
Unexpected colors and subtle inserts for my favorite resort collection: the nonchalance of a british caviar communist girl, between kefiahs and royal memories.

Un bel effort pour une collection fraîche et pourtant pas quelconque: il y a de la présence dans ces minirobes parfois iridescentes, asymétriques juste ce qu‘il faut. Le rose s’impose, étonnement, comme diktat futurisant, et embarque la collection dans le royaume du Sci-Fi (ultra) basic. Charmant.

Preen at its best with futuristic basics: its time for the microdress, but there’s a certain heavyness which makes the whole thing somewhat serious. Beautiful effort.

Délicieuse collection qui poursuit logiquement le défilé automne-hiver, avec ces pastels doux revisités en clé sportive. Une atmosphère à la Visconti s’empare des resorts deluxe, pour une Dolce Vita à l’allure de glace à la rose, ou al bacio. Le sporty-chic s’empare de chaussures qui ne sont pas sans rappeler les patins: malgré son apparente simplicité, la collection Miu Miu semble habiller des roïnes de contes de fées ou de livres de notre enfance, avec un chic intemporel et dune désarmante facilité.

An ice-cream-like Dolce Vita for Miu Miu - logic continuation after the fall. Once again, a subtle bourgeoisie, which reminds of Buñuel or Visconti masterpieces, demolishes the tackiness of the 2ooo, claiming a new false understatement: sportychic at its best, with something literarico-cinematographic Evocative, as usual.

Reliques drapées dans des poses statuaires, impeccables martyrs vêtus de leurs plus beaux atours. Chaussures-bandelettes, allure d’un Christ en croix – les piques ne manquent pas, revues en clé ironique. Religion et paganisme se mêlent, et les tons s’obscurcissent jusqu’aux nuances sectaires d‘un post-punk anobli. Il ne faut pas se fier à ce vert pomme: comme toujours, Tisci nous offre un produit qui nest pas sans une composante inquiétante...

Religion and paganism for the nowadays martyr: suffering feets, spikes and rigid pose: draped in Christalike or Punkalike outfits. Your choice.

Des combinaisons inattendues - taupe, saumon, jaune qu’il vaut mieux ne pas définir – sur des coupes toutes simples: le colorblock de Prada s’allume avec ces chaussures en ton-sur-ton, fétiches kitschissimes d’un look vacancier qui n’est certainement pas donné à tout le monde. Mêler trop et trop peu, il faut savoir le faire. Alors inspirons nous à ces tenues rigides ou coutumières pour jouer au tennis ou aller faire les coursesmais avec la touche tribal-kitsch. Brillant et inattendu.

It’s amazing how subtle Prada’s coloring can be. Unexpected Pantone shades, mixed in unexpected ways. Salmon and yellow seem the key, with beige as eternal basic. The result is a not-that-colorful colorblock explosion, with tribals references. Miles away from the Club Med: this eclectic vacation-attitude suits only la crème de la crème. A tad elitistic, but always ispirational.

Couleurs assemblées en patchworks rappelant vaguement les pointillistes, en splashs plus ou moins aatoires sur un noir tout à fait classique. Le mélange est plaisant, les tons clairs agréables. Printanier, sans aucun doute.

It’s not an epic collection, but it’s fresh, colorful, entertaining. The dresses proves how the revisited LBD always wins. Mention for the shoes.

Transparences éthérées, pures, virginales: tout à fait digne du solstice d’été, mais aussi d’un understatement, encore une fois, qui n’est pas sans évoquer certaines communautés chrétiennes du Moyen-Age et leur dévotion à la misère - ici suggée par un minimalisme trompeur; à retenir la robe couleur sac-à-patates: Saint François d’Assise, oui, mais fashion tout de même.

Ethereal purity, with that transparent virginal-look so appropriated for the day ( midsommer ). A false misery - minimalistic vibe which reminds us of the low clergy of the Middle Age: the sack brown color is indicated for that Francesco d’Assisi look.

Exercices de superpositions en blanc & noir & gris, qui évitent la monotonie en combinant jersey loose et impeccables blazers coupés en t-shirt. A noter le retour des bottines. Tout de me à éviter si vous ne vous appelez pas Yulia K.

Nice layering in B&W, with jersey and tailored t-shirt-like blazers as key pieces. For the urban-hip-hop -fashion- lady.

And other labels ? Well, this Resort-season has surely been a bit disappointing. Not really exciting, sometimes only merely for business… the magic is weak. There were some ideas, but sometimes they didn’t work out well – Christopher Kane for example. A few interesting looks, of course, but also a poverty in design and originality. It almost makes you wonder what’s the point in those midseason shows. Oh yes: money.


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